En Afrique, ils utilisent surtout des tissus de coton d’un peu moins de 2 mètres de long et les enfants sont attachés sur le dos, sans nœuds, dès leur naissance : au Kenya, il y a le Kanga, au Sénégal le Pagne et le Mbotu. En Chine, on trouve le Mei Tai, au Japon l’Onbuhimo, au Mexique le Rebozo, une longue bande de tissu rectangulaire utilisée aussi pendant l’accouchement. Et en Italie ? Dans la layette nous trouvons l’inévitable “trio un landau, sans lequel – on veut nous le faire croire – on ne peut pas porter le bébé. Les plus pratiques incluent dans la liste de naissance le porte-bébé, les “alternatives” le porte-bébé, parmi les regards curieux et compatissants des passants : “Pauvre bébé ! Mais peut-il respirer ? Je pense qu’il souffre !” En réalité, les avantages de maintenir le bébé en contact avec le corps de ses parents sont innombrables et connus depuis longtemps (il suffit de penser au Kangaroo Mother Care, dont nous parlons dans cet article). Le fait d’écouter et de satisfaire le besoin primaire de contact de l’enfant ne crée pas de besoin supplémentaire et ne l’augmente pas non plus, si tant est qu’il le remplisse avec le temps. Le portage est donc inscrit dans notre ADN !

Porter et le développement moteur de l’enfant

Suivre le corps maternel dans tous ses mouvements est également d’une importance fondamentale pour le développement moteur de l’enfant. Contrairement à ce que l’on pense, en fait, la ceinture de portage ne bloque pas le bébé dans ses mouvements et favorise même la sensibilité musculaire : les récepteurs situés dans les articulations, les muscles et les tendons collectent les stimuli reçus permettant au bébé de les traduire en une perception de plus en plus consciente de son corps et de sa posture. Le portage est également utile dans certaines conditions médicales telles que la dysplasie congénitale de la hanche.